*Les autorités pakistanaises ont renoncé à poursuivre Asif Ali Zardari dans le cadre d'une affaire de blanchiment d'argent jugée en Suisse, ont annoncé mardi les avocats du veuf de Benazir Bhutto.
La justice pakistanaise, qui a classé en février le dernier des sept procès pour corruption intenté à Zardari, a en outre ordonné aux pouvoirs publics, qui s'étaient constitués partie civile dans l'affaire suisse, de renoncer à toute poursuite à son encontre à l'étranger.
L'initiative d'Islamabad devrait écarter l'hypothèse d'une condamnation de Zardari, estiment des juristes suisses.
L'enquête porte sur des commissions qui auraient été versées par des entreprises suisses dans les années 1990.
En 2003, une ordonnance de condamnation a été rendue contre Benazir Bhutto et son époux pour le blanchiment de 13 millions de dollars via des sociétés off-shore mais les accusés l'ont rejetée et une nouvelle enquête a été ouverte par la suite pour blanchiment aggravé.
Zardari, qui a purgé onze ans de prison dans son pays pour des faits de corruption qui n'ont jamais été prouvés, partage la direction du Parti du peuple pakistanais (PPP) avec son fils Bilawal, 19 ans, depuis la mort de Benazir Bhutto, assassinée à Rawalpindi le 27 décembre.
Vainqueur des élections législatives du 18 février, le PPP s'est allié à l'aile de la Ligue musulmane emmenée par l'ancien premier ministre Nawaz Sharif pour former un gouvernement de coalition hostile au président Pervez Musharraf.
Yousaf Raza Gilani, issu du PPP, a pris lundi la tête du gouvernement, mais la rumeur prétend que Zardari pourrait lui succéder à la faveur d'une législative partielle. Un mandat de député est nécessaire pour occuper les fonctions de Premier ministre


